DO YOU GOLF ?

La Gazette, partenaire du Trophée des Managers du Golf Jacques Laffite Dijon Bourgogne, vous propose de découvrir, en trois volets, l’ensemble des 18 trous du prestigieux site de Norges la Ville.

L’idée est simple et ludique » comme nous l’explique Denis Liébé, directeur et copropriétaire du Golf Jacques Laffite Dijon Bourgogne : « Dix-huit partenaires de notre traditionnel Trophée des Managers, tous joueurs de golf, vont vous livrer leurs secrets afin de déjouer les pièges du parcours. » Sur ce golf, chaque trou porte le nom d’un village de la côte de Beaune ou de la côte de Nuits. Vous trouverez ensuite une indication sur le nombre de coups « idéal » à faire, pour remplir son « contrat » (exemple PAR 4 veut dire réussir le trou en 4 coups), puis le nombre de mètres séparant le départ du trou d’arrivée…

Bon parcours !


Trou n°1
Pernand Vergelesse PAR 4 – 363 mètres
Thierry Vassault, dirigeant de la société Pricewaterhousecoopers (index 53.5)

Au départ de ce trou, je prends un bois 3 afin d’assurer la mise en jeu, car l’important n’est pas vraiment la longueur mais la précision. Je vise le côté gauche du fairway, afin de me laisser un second coup avec la meilleure ouverture possible. Je fais très attention à ne pas aller trop à droite sous les arbres, ce qui rend le second coup injouable. Pour l’approche, je vise avec mon fer 7 l’avant du green, afin d’éviter les deux bunkers de droite et de gauche. Une fois sur le green, mon but est de faire deux putts. Ce green n’est pas très compliqué, avec une légère pente gauche droite (lorsque l’on est dos au fairway).


Trou n°2
Savigny Les Beaune PAR 3 – 158 mètres
Olivier Padieu, Optic 2000 Dijon (index 53.5)

C’est le trou qui est à priori le plus facile du parcours, mais qui réserve souvent bien des surprises. Le golf est une école d’humilité, et mon but sur ce trou est d’arriver à mettre en 1 la balle sur le green, ce que je n’arrive pas toujours à faire malheureusement. Je joue donc un fer 7 si le drapeau est devant et un fer 5 si le drapeau est en fond de green, et je vous conseille de viser non pas le drapeau mais le centre du green… Soyez modeste. Ensuite, le green est compliqué car il est à plateaux. Si vous êtes sur le plateau du dessous et que le drapeau est sur le plateau supérieur, il vous faudra faire un coup de plus de 15 mètres, avec un putt en montée, en respectant une pente terrible due à la cassure du green. Bon courage !


Trou n°3
Beaune PAR 5 – 464 mètres
Pascal  Vanin, directeur  Ciné Cap vert Quetigny (index 9.9 )

C’est le premier Par 5 du parcours. J’aime ce trou car il permet dans un premier temps de frapper avec son driver, puis dans un second temps de jouer plus en finesse et en précision. Pour la mise en jeu, je conseille de jouer à gauche du bunker de parcours, afin d’optimiser l’angle du second coup. Ensuite, je prends un fer 7 que j’essaie de taper en léger fade, afin de négocier au mieux le dog-leg droit (virage). Pour mon troisième coup, je joue un pitching wedge en évitant le bunker d’entrée de green à gauche, mais aussi d’être trop long, car l’arrière du green est très pénalisant. Pour le putting, le green est petit mais très pentu (en montée gauche droite), j’essaie donc d’être plutôt court afin d’avoir un putt en montée à faire.

 

Trou n°4
Pommard PAR 4 – 260 mètres
Jacques Laffite, ancien pilote de Formule 1 et copropriétaire du Golf (index 11.2)

C’est le plus petit Par 4 du parcours, en dog-leg gauche très prononcé, et un obstacle d’eau à l’approche du green. La mise en jeu est très étroite sur ce trou et je préfère prendre un rescue afin de me placer au milieu du virage. L’autre formule est de frapper un coup de fer bas, en mettant la balle pied droit avec un fer 5 par exemple. Pour le second coup, il faut nécessairement faire un coup lobé par rapport à la pièce d’eau, donc un coup de pitching wedge, en évitant surtout le retour de la pièce d’eau à gauche. Le green n’est pas très compliqué, mais tout de même un peu piégeux avec de légères pentes.

 

Trou n°5
Volnay  PAR 4 – 289 mètres
Jean Philippe Girard , PDG d’Eurogerm et copropriétaire (index 5.3)

C’est un trou que j’apprécie beaucoup, car il faut le jouer tout en finesse, comme la plupart des trous de l’aller. Je préconise de prendre pour le départ un club hybride et d’essayer de faire un léger draw, de façon à épouser la forme naturelle du trou. Surtout ne pas être ni trop long, ni trop court, car le second coup devient alors trop compliqué. Pour l’approche, il reste souvent un fer 9 qu’il convient de bien négocier, car l’attaque du green n’est pas simple. En évitant l’arbre de droite, on commet souvent par excès la faute à gauche. On se retrouve alors avec une balle qui prend la bute de gauche et finit dans les bois, rendant le Par impossible. Le green est tout en longueur et bombé. J’essaie toujours de visualiser le trou comme une grande bassine et de me mettre dans un diamètre d’un mètre autour, mais évidemment je garde toujours le secret espoir qu’elle rentre en un seul coup…

 

Trou n°6
Monthelie PAR 4 – 464 mètres
Didier Haas, Interlignes (index 27.6)

C’est pour moi le trou le plus difficile du parcours, surtout le second coup. Pour le départ je prends un fer 5 que j’essaie de positionner au centre du virage (car le trou est en dog leg gauche). Je n’essaie pas de couper le virage car le risque est trop important d’accrocher une branche et de se retrouver injouable sous les sapins. Pour l’approche, l’affaire se gâte… Je prends un fer 5 mais il est très rare que j’arrive directement sur le green qui est en montée. J’essaie plutôt alors d’être en deux sur l’avant green et de le jouer en approche-putt, évitant ainsi les 3 bunkers très profonds qui protègent le green. Le green est ensuite assez grand, mais si mon approche au pitching wedge est réussie je peux encore faire le Par ou au plus le Bogey, ce qui n’est pas si mal sur ce trou… .

 

 

 

 

 

Photos Xavier Gauthier /DR
20/04/2011 | La Gazette de Côte d’Or n° 245 | Par Andrea De Cesaris